Famille BUGATTI

Famille BUGATTI

La famille Bugatti

A Dorlisheim en 1909 a débuté une formidable aventure humaine, technologique et artistique qui allait révolutionner la jeune invention qu’était alors l’automobile et laisser une empreinte indélébile sur le siècle. Les activités industrielles automobiles d’Ettore Bugatti se développeront rapidement sur le ban de Molsheim et emploieront jusqu’à 1 200 salariés sur les deux communes. Si l’aventure Bugatti est très rapidement devenue internationale, elle a également contribué à façonner le paysage social et industriel de la région de Dorlisheim et de Molsheim.

Le nom de Bugatti est certes inscrit dans la légende comme synonyme de beauté et d’excellence, mais il n’en demeure pas moins vivace puisque l’aventure Bugatti telle que l’a souhaitée son fondateur connaît une seconde vie depuis le redémarrage des activités automobiles de pointe par le groupe Volkswagen en 2005.

Jeunesse et famille

Ettore Bugatti est né à Milan le 15 Septembre 1881 et s’est éteint à Neuilly-sur-Seine le 21 Août 1947.

Fils de Carlo Bugatti, célèbre créateur de mobilier et décorateur, et petit-fils de Giovanni Bugatti, sculpteur et architecte, Ettore Bugatti a grandi entouré de personnalités fortes et ambitieuses, évoluant dans l’univers des arts.

Son frère Rembrandt (16 Octobre 1884 - 8 Janvier 1916) sera lui-même un sculpteur animalier de grand talent et un être très sensible qui mettra fin à ses jours, à Paris.

Passionné de mécanique depuis son plus jeune âge, Ettore doit très tôt s’affranchir de la bénédiction paternelle pour entrer en apprentissage chez les fabricants de cycles motorisés Prinetti & Stucchi.
Il a 17 ans et possède déjà les traits de caractère qui feront de lui l’homme que l’histoire connaît : un être passionné, créatif, brillant, obstiné, insatiable d’innovation, de réussite et d’excellence. 

Ettore Bugatti aura quatre enfants de son premier mariage - Lidia, L’Ebe, Jean et Roland  - et deux du second - Michel et Thérèse. Jean, jeune homme ambitieux et créatif, collaborera avec son père et s’attachera particulièrement au design des carrosseries. Ettore verra en lui les qualités de l’héritier qu’il souhaite pour son entreprise. Hélas, Jean trouvera la mort dans un accident de la route en Août 1939. Après la seconde guerre mondiale, c’est Roland qui prendra la responsabilité de remettre sur pied les activités de Bugatti, avec l’aide du collaborateur de toujours, Pierre Marco (1896 -1979).

Premières réalisations

C’est au Salon International de l’Automobile de Milan de 1900 que se scelle le destin de Bugatti en Alsace. Ettore y fait en effet la rencontre d’un collaborateur du fabricant alsacien de voitures sous licence De Dietrich. Impressionné par le Type 2 que Bugatti présente avec son associé le comte Gulinelli, De Dietrich l’engage en 1902 pour concevoir les Types 3 et 4. Il est à noter qu’Ettore effectue le voyage de Milan en Alsace à bord de ce type 2 à transmission à chaîne qu’il a construit lui-même et qui culmine à 60 km/h!

L’année suivante, Ettore fait la connaissance d’Emile Mathis avec lequel il mettra en production l’Hermès, en 1905. C’est également à cette époque qu’il rencontre Ernest Friedrich, mécanicien hors pair, qui deviendra pilote de la firme et proche collaborateur.          Ils travailleront ensemble dès 1906 dans le bureau d’étude qu’Ettore fonde à Illkirch-Graffenstaden.

Jusqu’en 1909, Ettore Bugatti navigue entre l’Alsace, l’Italie et l’Allemagne, et notamment à Cologne où il est engagé par la Gazmotoren Fabrik Deutz pour produire son Type 8 et concevoir de nouveaux modèles.

Indépendance

L’année 1909 marque la prise d’indépendance d’Ettore Bugatti par la création de sa propre entreprise. Jusqu’alors tributaire de partenaires financiers, il n’a pas été  en position de concentrer ses efforts de recherche sur les moteurs de course autant qu’il l’aurait souhaité.

Désormais, il n’est plus salarié et peut choisir librement les axes de son travail. La question de la stabilité financière de Bugatti sera toujours présente et le modèle économique de l’entreprise s’oriente rapidement vers l’adossement de la recherche et du développement sur la sous-traitance et la commercialisation de véhicules de tourisme, dont la production génèrera jusqu’à 1 200 emplois.

C’est donc vers la vallée de la Bruche que se tourne Ettore Bugatti pour y implanter son atelier. Le charme des lieux l’a saisi à son arrivée en Alsace et son choix se porte sur le site du vieux Moulin de la Hardtmühle, à Dorlisheim. 

Cette ancienne teinturerie est transformée en atelier et l’aventure Bugatti commence. Six véhicules y sont construits la première année. Ce seront les premiers ‘Pur-Sang’ Bugatti. Le succès est au rendez-vous et la première saison sportive de Bugatti a lieu en 1911, à l’époque où l’essence s’achetait en pharmacie. La performance du Type 3 au Grand Prix du Mans lui confère immédiatement une renommée européenne. L’année suivante, la fameuse Bébé Peugeot sera produire par le constructeur français selon un modèle unique et compact crée par Ettore Bugatti. Ce véhicule permettra à Peugeot de revenir à l’avant de la scène automobile de tourisme.

Ettore fait construire une nouvelle usine sur une parcelle jouxtant l’atelier historique et se développant sur la commune de Molsheim. 

L’automobile est alors une jeune invention. Le moteur à explosion, en lui-même, existe depuis une cinquantaine d’années environ, mais son utilisation dans le transport est encore rare. De l’automobile, toutes les définitions sont à formuler et les usages à définir, et c’est par ailleurs la raison pour laquelle on place le volant indistinctement à droite ou à gauche, dans l’habitacle. Pendant longtemps, les véhicules de course seront des conduites droites.

Style et technicité

Pour Ettore Bugatti, la voiture à moteur est l’expression d’une vision de la vie, d’un individualisme sophistiqué, atemporel et surtout du progrès individuel et social. Les quêtes de performance et d’esthétique le meuvent dans ses recherches. L’ambition de beauté et  de technologie fait échos aux prérogatives artistiques des Avant-Gardes naissantes en Europe au début du XXème siècle. Ettore Bugatti est en parfaite adéquation avec les précurseurs de son époque, et fait partie des noms cités dans l’article du magazine Vu de l’édition d’Octobre 1931 qui sera consacré à l’influence de l’automobile sur la peinture. L’exaltation des chromes, de la vitesse et de la beauté mécanique sont le cœur du travail des Futuristes italiens ou encore de Fernand Léger, et bien entendu du design automobile.

Progrès social

Pour Bugatti, le génie industriel est vecteur de progrès social et requiert précision et perfection, c’est pourquoi il exige une propreté irréprochable des ateliers et des outils, une organisation harmonieuse et propre des éléments des moteurs à l’intérieur des voitures. En effet, toutes les pièces sont fabriquées à la main et parfaitement nettoyées avant d’être mises en oeuvre. Et si le progrès industriel induit le progrès social pour Bugatti, il lui apparaît naturel de gratifier ses employés au-delà des réglementations en vigueur. Le traitement des ouvriers chez Bugatti dépasse alors nettement le revenu moyen des ouvriers qualifiés. Un système de primes, de prêts avantageux, d’allocations familiales et de gratifications diverses permet aux employés d’accéder à un confort de vie notable. 

Et pour l’industriel, il est important d’être un chef d’entreprise accessible à ses collaborateurs. Surnommé le Patron par son équipe, il passe beaucoup de temps dans l’atelier, y travaille parfois avec les ouvriers et les reçoit régulièrement. 

Pur-Sangs

Désormais autonome dans les choix de développement, Ettore Bugatti bâtit peu à peu le rêve qui est le sien : selon le modèle de l’écurie équestre d’élite, ses automobiles sont appelées des Pur-Sang et, à partir de 1923, sont toutes ornées d’une calandre en forme de fer à cheval. Cette forme se retrouve par ailleurs sur le blason de Dorlisheim ainsi que sur la Porte des Forgerons, à l’entrée de Molsheim. La noblesse, l'élégance et l'exigence de l'univers hippique fascinent Bugatti, qui est lui même cavalier, et c'est selon ces trois qualités qu'il définit l'éthique du travail des Automobiles Bugatti. Il tend à un perfectionnisme revendiqué comme but unique : ses voitures doivent être les plus rapides, les plus belles, les plus ingénieuses. Et, bien souvent, elles le sont. Sur les circuits ou sur les routes, ces engins sont très rapidement précédés de leur légende qui semble s'ériger très vite après la première course de 1911.

Ces débuts prometteurs et flamboyants sont pourtant stoppés par la déclaration de guerre de 1914.

Première Guerre Mondiale

 En 1914, Ettore Bugatti est un industriel italien installé en territoire allemand. Francophile convaincu, il refuse l’ordre de mobilisation des autorités allemandes et obtient une autorisation spéciale pour s’installer à Paris avec sa famille à l’hiver 1914. A l’entrée en guerre de l’Italie en 1915, il est mobilisé par la France et propose ses talents d’ingénieur à l’armée. En 1917, l’armée américaine entre dans le conflit et le sollicite pour la conception d’un moteur d’avion à 16 cylindres. Deux délégations sont envoyées aux Etats-Unis par Bugatti pour superviser le projet et la production, mais l’armistice met fin à ce projet.

Ettore Bugatti sera décoré de la  Croix de Guerre en 1915.

A Molsheim, les activités sont bien entendu à l’arrêt. Avant de rejoindre Paris, il a pris la précaution d’enterrer deux moteurs sur le domaine de l’usine afin de ne pas prendre le risque d’offrir cette technique en cadeau à la nation belligérante.

A l’issue du conflit, l’Alsace est réintégrée au territoire français et la famille Bugatti est de retour à Molsheim en Mars 1919. Ettore est face à une tâche immense : remettre l’usine en état et redémarrer l’activité. La vente sous licence lui permettra de redémarrer au plus vite.

L’épanouissement

L’entre-deux guerres voit s’épanouir Bugatti, dont la légende s’écrit tant sur les circuits de course que sur le salon de prestige automobile. Les recherches techniques sur la longueur de l’arbre à came des véhicules, sur la longueur des châssis et sur les modes de distribution de la force motrice permettent d’augmenter la vitesse et la souplesse des voitures. Le type 35 est une machine à gagner et les performances sportives de Bugatti connaissent une apogée au Grand Prix d’Espagne de 1929. En effet, les 8 premières voitures à franchir la ligne d’arrivée sont des Bugatti ! Le début des années 30 est également très fructueux de victoires sportives grâce, notamment, à la transmission intégrale mise au point par l’ingénieur Antonio Pichetto.

Dans les années 20, Bugatti connaît une ascension sportive et commerciale régulière et intense, la marque se développe, étend ses gammes et assoit son image d’élégance, de luxe et de performance. La fin de la décennie  voit la naissance de la Royale, la plus superlative de toutes les Bugatti. C’est un type 41 carrossé pour le prestige des rois, des puissants, et c’est pour la présenter à ses clients qu’Ettore Bugatti fait l’acquisition du Château Saint-Jean, à Molsheim, en 1928.

La bâtisse construite par la famille Wangen de Geroldseck en 1857, sur l’ancien emplacement de la Commanderie Saint-Jean, devient le show-room de la marque.             La bâtisse de prestige sert d’écrin aux plus beaux modèles de voitures, de grandes fêtes y sont données et les puissants du monde entier s’y rendent.

En 1927, Jean Bugatti crée l’atelier de carrosserie à Molsheim. Très proche de son père, il a néanmoins une approche différente du travail. Jean est en effet très curieux de la concurrence et n’hésite pas à acheter des voitures d’autres marques afin de les étudier. Pour Ettore, il n’était pas envisageable de s’inspirer de travaux d’autrui. Jean, étant lui aussi un être déterminé, apporte son style à Bugatti et est celui qui développera les recherches en matière de design des carrosseries. Les Pur-Sangs deviennent aérodynamiques et la courbe fait son apparition. Jean s’entoure des meilleurs carrossiers et, sous sa direction, ils réalisent des formes travaillées à l’extrême, aux chromes polis et aux lignes souples. Le travail de Jean sur les carrosseries donne une nouvelle signature à Bugatti.

Difficultés économiques et sociales en France et dans le monde

Le krach boursier de 1929 et la crise économique qui s’en suit frappent de plein fouet l’industrie de luxe dans laquelle évolue Bugatti. Au-delà de la perte de moyens financiers, il s’agit pour les grands clients de Bugatti de faire preuve de discrétion quant à leur richesse en des temps de grandes souffrance économique pour la majorité des gens.                 L’entreprise renonce à commercialiser ses modèles les plus luxueux et développe une gamme plus cohérente avec les prérogatives du moment autour du Type 57.

Le Front Populaire de 1936, quant à lui, est beaucoup plus difficile à appréhender pour Ettore Bugatti. Ses employés bénéficient d’un traitement très supérieur à la moyenne et d’avantages sociaux la plupart du temps inexistants dans les autres entreprises aussi se sent-il trahi quand ses ouvriers se mettent en grève. Il est très probable que la solidarité ouvrière nationale ait présidé au choix des salariés. Ettore Bugatti est dans l’incompréhension et c’est Jean qui reçoit pour mission de gérer ce conflit et qui, par la suite, assurera le direction opérationnelle de l’usine. La passation de pouvoir a été initiée de manière progressive dès 1932. La peine d’Ettore Bugatti est grande et, symboliquement, il ne foulera plus le sol de l’usine que le Dimanche, en l’absence des ouvriers.

Hélas, Jean perd la vie le 11 Août 1939 lors de l’essai du Type 57 qui doit concourir lors du Grand Prix de la Baule en Septembre. Alors qu’il est lancé à 200km entre Duppigheim et Entzheim, un cycliste ivre lui impose une sortie de route fatale.

A la veille de la seconde guerre mondiale, Ettore Bugatti est profondément frappé par le sort.

Seconde Guerre Mondiale 

En 1940, Carlo, le père d'Ettore Bugatti, décède au Château Saint Jean. Quelques mois plus tard et pour contrecarrer les ambitions allemandes sur le savoir-faire et l'équipement du constructeur automobile, le gouvernement français donne à l'entrepreneur l'injonction de rapatrier son usine à Bordeaux. Le matériel est acheminé par route. Ceci n'empêchera pas la vente forcée de l'usine, à un prix dérisoire, en Décembre 1941 et le retour du matériel à Molsheim.

Par la suite, les autorités allemandes tenteront plusieurs reprises de travailler avec Ettore Bugatti dans le but de constuire des moteurs Maybach et des véhicules amphibies. Par divers moyens stratégiques et en concertation officieuse avec d'autres constructeurs automobiles, Bugatti est parvenu à esquiver pendant 2 années les demandes de collaboration de l'administration occupante.

Replié à Paris, où il possède un appartement, Bugatti continue à travailler dans des ateliers mis à disposition par un proche, rue du Débarcadère.

Face aux progressions des Alliés, l’usine est abandonnée et les G.I. américains, pensant être arrivés en territoire allemand, la détruiront.

A l'issue de la guerre, une procédure admnistrative de 2 années sera nécessaire à Ettore Bugatti pour que son usine et ses propriétés lui soient rétrocédées, le 11 Juin 1947. Propriété de l’occupant, son usine est en effet considérée comme une prise de guerre. Mais Ettore, devenu français en 1945, décède deux mois après la décision du Tribunal de Colmar, en Août 1947, sans être jamais revenu à Molsheim.

Bugatti sans Ettore

Au sortir de la guerre, tout est encore une fois à reconstruire. Jusqu'en 1957, c'est le fidèle collaborateur Pierre Marco qui sera désigné par le Conseil des Héritiers d'Ettore Bugatti pour assurer la direction opératonnielle du site de Molsheim. En tandem avec Roland Bugatti, il tente de redonner vie à la marque dont le coeur d'activité se déplace et s'ouvre à la sous-traitance pour la SNCF, Citröen, la Marine Nationale ou encore Gantois. La production de l'Autorail pour les Réseaux d’État, qui avait débuté en 1932, représente alors la seule partie du travail issue d'un projet originel d'Ettore.

Pierre Marco et Roland Bugatti font face à des responsabilités particulièrement lourdes dans un contexte économique en reconstruction. Les stratégies adoptées ne parviennent cependant pas à rétablir l'équilibre et Bugatti cesse officiellement ses activités en 1957. Un ultime Pur-Sang, la Bugatti 101, sera néanmoins présenté en 1965.

Les années 1957 à 1986 marquent une mise en sommeil de la marque automobile.           
Les historiens et collectionneurs s'emparent de la légende Bugatti et bientôt les voitures quittent les circuits pour entrer dans l'histoire. La Collection Schlumpf est ouverte à Mulhouse en 1977 et 124 de ses Bugatti sont classées Monument Historique.

Le Groupe Hispano-Suiza acquiert la marque en 1963 et l'entreprise rejoint ainsi un autre savoir-faire de pointe : l'aéronautique. La recherche technologique, l'excellence et l'innovation sont toujours à l'ordre du jour pour les ateliers Bugatti  qui collaborent notamment aux avions Concorde et Falcon. Ces activités sont aujourd’hui regroupées sous le nom de Messier-Bugatti-Downty, elles-mêmes intégrées au groupe Safran, spécialisé dans la sécurité, l’aéronautique et la défense.

En 1987, Romano Artioli acquiert la licence Bugatti et créé la société Bugatti Atutobili SpA qu'il domicile à Modène. L’usine construite pour relancer la marque produit l'EB 110, qui développe 560 chevaux, et l'EB110 SS avant de cesser son activité en 1996 pour des raison économiques de groupe.

La renaissance de Bugatti

L’année 1998 marque la renaissance pérenne de Bugatti comme constructeur automobile. Rachetée par Volkswagen SAS, la marque fait son retour en ressuscitant l’esprit d’Ettore Bugatti. En effet, le siège social de Bugatti SAS est implanté à Molsheim, au Château Saint- Jean, acquis et rénové en 1999, et la calandre en fer à cheval fait son retour sur les véhicules. Un atelier de design est créé au sein même de l’entreprise. Romano Artioli avait préféré faire appel à de grands noms extérieurs à son entreprise.

L’atelier moderne qui fait maintenant partie du site de production de Molsheim a été inauguré en 2005 et est le fuit de la conception de l’architecte Gunter Henn. Ce bâtiment, symbolique d’un troisième chapitre pour Bugatti, est le lieu d’assemblage du véhicule qui a ramené Bugatti au devant de la scène des constructeurs des bolides superlatifs : la Veyron. Baptisée en hommage à Pierre Veyron, pilote Bugatti dès 1932 et ingénieur en charge du perfectionnement, cette voiture affiche une performance qui peut atteindre 1 000 km/h et bénéficie de la technologie aéronautique. Elle est entièrement montée à la main.

Beauté, performance et ambition : l’esprit d’Ettore Bugatti est de nouveau à l’oeuvre à Molsheim.

Au cours de sa vie, Ettore Bugati aura déposé plus de 1 000 brevets; ses véhicules auront remportés 10 000 victoires en courses et établi 37 records internationaux entre les deux guerres.

A noter:

  • Une rue porte le nom d’Ettore Bugatti à Dorlisheim.
  • A Dorlisheim et à Molsheim se tient chaque année le Festival Bugatti, organisé par l’association Enthousiastes Bugatti Alsace.
  • A Molsheim, l’Hôtellerie du Pur-Sang et la Fondation Bugatti rendent hommage à la famille Bugatti, une stèle à Duppigheim rappelle la mémoire de Jean Bugatti.
  • Partout dans le monde, des clubs entretiennent l’esprit Bugatti à travers des manifestations.
    Le premier d’entre eux, le Bugatti Owners’ Club, a été fondé en 1929 à Prescott Hill.
  • Le Musée de l’Automobile de Mulhouse abrite la collection Schlumpf, qui compte une centaine de Bugatti.
  • 8 membres de la famille reposent au cimetière de Dorlisheim : Ettore, Barbara, Jean, Rembrant, L’Ebe, Carlo, Thérès et Deanice.
  • Les Bugatti participent régulièrement aux concours d’élégance dont le fameux concours de Peeble Beach, en Californie.

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